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vendredi 14 mars 2008

La caverne de Svalbard

voici un article qui finit de me fâcher avec cette caverne que certains appellent "le grenier du monde" et que j'évoque dans mon précédent billet. Elle n'est, en fait, pas du tout un bienfait pour l'humanité.

Comme quoi (si je ne le savais déjà) il ne faut pas croire bêtement ce que raconte le journal télévisé de 20h00

Le monde selon Monsanto

Cela fait plus de 5 ans que je suis avec dégoût les agissements de la firme de biotechnologie américaine Monsanto.
Le documentaire de la journaliste Marie-Monique Robin "le monde selon Monsanto" diffusé le 11 mars dernier sur Arte en rajoute une couche.
Je connaissais certains scandales auxquels cette firme est reliée, mais pas tous.
Je ne savais pas que le développement des OGM aux Etats-Unis était UNIQUEMENT dû à une décision politique ! Et dire qu'en France on s'appuie sur de soit disant études scientifiques indépendantes qui n'ont jamais existé pour promouvoir les OGM !!!!
Par le rachat d'une cinquantaine d'entreprises, Monsanto est en train de devenir le premier semencier de la planète rendant un monde sans OGM bientôt impossible et donc lui appartenant puisque les semences Monsanto sont brevetées et ne peuvent être replantées. Les contaminations augmentent aussi à travers le monde.

Mais maintenant beaucoup plus de gens savent. Je trouve donc ce documentaire plein d'espoir, car comment imaginer que les pro-OGM puissent encore y croire après avoir vu cette enquête très bien faîte qui a duré 4 ans, comment imaginer qu'ils puissent encore tenir ce discours et taxer tous les autres d'anti-science !

Mais, et il y a un grand mais : il y a bientôt un débat à l'Assemblée Nationale sur les OGM, les politiques français auront-ils le courage de ne pas plier devant l'argent et le pouvoir ?

Et dire que je croyais que le grenier du monde était une bonne initiative pour préserver la biodiversité !
Vu sur le chat d'arte.tv :
Auraine : Bonjour Madame Robin, quel crédit pour l’être humain peut-on accorder à la banque nationale de conservation des semences du Canada ou à la congélation de semences au Svalbard , en tant que « réserve mondiale de semences » ?
Marie-Monique Robin : Pour les semences au Svalbard, je trouve incroyable que cette banque de semences soit co-financée par Monsanto dont les OGM menacent la biodiversité du monde, ce qu'ils reconnaissent finalement en créant cette "réserve mondiale de semences"

Voir ici le documentaire "le monde selon Monsanto" (1h48) que l'on peut encore voir quelque jour sur le site d'Arte

Voici le résumé du documentaire par Novethic

Ce site a pour but de créer une synergie entre tous les mouvements de résistance à travers le monde

jeudi 14 février 2008

Vers une alimentation vivante

Ça y est je suis partie vers une nouvelle aventure : j'expérimente une alimentation de plus en plus vivante.

Tous les mois je prends un peu plus conscience des incohérences du mode d'alimentation des sociétés industrielles, tous les mois j'apprends qu'il ne suffit pas de remplacer d'anciens aliments par de nouveaux, qu'il y a des associations à ne pas faire, qu'il y a des modes de préparations qu'il vaudrait mieux exclure, je creuse et vais creuser encore plus la question et j'essaie.... assez souvent j'adopte.

J'ai commencé par devenir végétarienne. Je n'ai plus mangé un seul morceau de viande ou de poisson depuis le 14 août 2007, ça fait 6 mois aujourd'hui. J'ai arrêté d'un seul coup, juste le temps de prendre ma décision, et je me porte comme un charme.

En fait, j'avais déjà fait plusieurs tentatives que je n'avais pas tenues pour deux raisons : le poids de la société qui n'y incite pas, et mon goût pour la viande. J'ai décidé de passer outre la première et d'apprendre à découvrir beaucoup d'autres saveurs que je ne connaissais pas forcément.

Quasiment en même temps je me suis mise à manger des graines germées. Une fois cette nouvelle organisation lancée, cela s'avère plus simple et tellement bénéfique.

Et puis j'introduis de plus en plus d'épices pour entretenir le « feu digestif » dont on a absolument besoin pour une bonne digestion.

J'avais totalement enlevé le lait de vache de mon alimentation depuis plusieurs années, le végétarisme a fait que je me suis remise à manger des fromages au lait de vache. J'ai tout de suite constaté que ce choix n'était pas bon pour moi. Le pire de tous : le camembert.

Etc, etc

La prochaine étape : conserver les légumes de mon futur potager par la lacto-fermentation. J'en reparlerai plus tard.

Mon prochain article dans le domaine sera sur les graines germées

Je parlerai aussi des modes de cuisson, de l'alimentation crue, des travaux du Dr Virchow sur les régimes adaptés aux êtres vivants, des fours solaires, des besoins nutritifs, des produits raffinés etc, etc

C'est passionnant

lundi 11 juin 2007

La vielle dame au restaurant

Le récit d'un partage :

Une vieille dame s'arrête un soir sur un restaurant d'autoroute.
Elle va au self et prend une soupe chaude, puis va s'asseoir toute seule à une table.
Elle se rend compte qu'elle a oublié de prendre du sel.
Elle se lève, erre un peu dans le restaurant avant d'en trouver, et retourne à sa table.
Mais en revenant, elle y trouve assis un homme, un noir,
qui plonge sa cuillère dans le bol de soupe et la mange lentement.
"Oh ! Il a du culot ce noir ! pense la brave dame.
Je lui apprendrais bien les bonnes manières "
Mais elle s'assied sur le côté de la table,
et charitablement le laisse manger un peu de sa soupe.
Tirant un peu le bol à elle, elle plonge sa cuillère elle aussi,
cherchant à partager au moins cette soupe avec lui.
Le noir retire doucement le bol vers lui, et continue de manger.
La dame se remet à le tirer légèrement vers elle, pour pouvoir y avoir accès.
Et ils finissent la soupe ainsi.
Alors le noir se lève, lui fait signe de patienter,
et revient avec une portion de frites énorme, qu'il partage avec elle, comme la soupe.
Enfin ils se saluent, et la dame part aux toilettes.
Mais quand elle revient, elle veut prendre son sac pour partir,
et découvre qu'il n'est plus au pied de la chaise.
"Ah ! J'aurais bien dû me méfier de ce noir !".
Elle hurle dans tout le restaurant, criant au voleur,
jusqu'à ce que finalement on retrouve son sac,
posé au pied d'une table où repose un bol de soupe refroidie...
son bol auquel personne n'a touché.
C'était elle qui s'était trompée de table et avait partagé le repas de l'homme.


Source : Anonyme


La plus grande difficulté dans ce monde


« La plus grande difficulté dans ce monde ce n'est pas notre capacité à produire mais notre réticence à partager. » Roy Lemon Smith


« Plus on partage, plus on possède. Voilà le miracle. » Léonard Nimoy


« On peut allumer des dizaines de bougies à partir d'une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant. » Bouddha


« Le partage amplifié jusqu’aux étoiles est le sens même de la relation. » Jacques Salomé


« Nous avons besoin les uns des autres. L'être humain n'est pas fait pour s'isoler, mais pour partager. » Alice Parizeau, Extrait de La charge des sangliers


« Le monde du partage devra remplacer le partage du monde. » Claude Lelouch, Extrait de Itinéraire d'un enfant gâté


dimanche 10 juin 2007

We feed the world - Le marché de la faim (2/2)

Karl Otrok, un des responsables de Pioneer, le leader mondial des ventes de semences.

En parlant à un agriculteur roumain « On avait déjà foutu en l'air l'Europe de l'Ouest et maintenant on va détruire toute votre agriculture. » Karl Otrok


Dans le documentaire on constate que dans la campagne roumaine on trouve encore des paysans qui se déplacent en carrioles à cheval, qui utilisent des chevaux de trait et des faux et qui récoltent des aubergines à la main.Cette agriculture ne fait plus le poids, combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pioneer dont « we feed the world » est justement le slogan, dissémine partout dans le monde des semences hybrides non réutilisables et des OGM


Et Karl Otrok dans tout ça ? Il avoue préférer les aubergines des paysans à celles issues de ses semences, il admire leur manière de travailler. Il dit qu'il fait ce que Pionner lui dit de faire mais il espère que ces agriculteurs pourront résister, leurs légumes ont du goût. « C'est ce qu'il pense. »


Encore un qui n'a pas le courage de ses idées. Pile ou face ? Il faut choisir monsieur Otrok. Ne vous rendez-vous pas compte que vous contribuez vous-même à la destruction de ce que vous aimez ? J'en doute. Allons un peu de courage, quittez pioneer.


Le message que dit vouloir faire passer Erwin Wagenhofer dans son documentaire est :

« Mon message –et c’est ce qui m’a motivé pour faire ce film, même s’il parle de nourriture, tout mon travail va majoritairement dans ce sens- est que nous devons changer notre manière de vivre. Nous ne pouvons pas continuer à vivre ainsi. Nous devons vivre autrement, manger autrement, acheter autrement, voir d’autres films. Ou nous devrions au minimum être insatisfait de ce que nous avons. Voilà le message. Et si NOUS ne le faisons pas, alors qui? C’est pour cette raison que le film s’intitule «NOUS nourrissons le monde», et pas «ILS nourrissent le monde». Ils, les Brabeck, les Pioneers ou quels que soient leurs noms, appartiennent tous à notre société et nous devons accepter cette responsabilité, c’est ce que veut dire ce «NOUS». C’est peut-être trop négatif, mais il y a aussi un message positif: nous pouvons changer cela. Si ce n’est pas nous, alors qui? Nous, comme le dit Jean Ziegler, la société civile. Nous sommes tous des consommateurs, nous allons dans les supermarchés, nous devons manger, chacun de nous, nous devons acheter mais nous pouvons aller ici ou là et décider: voilà notre pouvoir! Nous ne voulons pas de tomates à Noël, nous ne voulons pas de fraises à Noël, nous ne voulons pas de légumes trimballés pendant 3 000 km pour échouer dans nos assiettes. Nous ne voulons pas que nos animaux dévorent la forêt amazonienne au Brésil et en Amérique du sud. Nous, qui d’autre? » La suite de l'interwiew ici :

Pour aller plus loin :

Sur le site du documentaire

On peut lire :
un extrait du livre de JEAN ZIEGLER : l'empire de la honte (Fayard, 2005)

On peut voir :
des extraits de l'émission des mots de minuit sur France 2 où il est invité


Sur le site d'archives (non officiel) de l'émission Là-bas si j'y suis (France Inter) :

On peut écouter :

l'entretien avec Jean Ziegler autour du film "We feed the world" (émission du 18 avril 2007)


mercredi 14 mars 2007

La part du colibri



Voici deux extraits de la part du colibri, petit livre de Pierre Rabhi (poche de 54 pages), qui me parlent vraiment :


"Par ailleurs, l'idéologie* prétendait qu'avec la science et la technique, les êtres humains allaient être libérés. Or l'observation des faits nous montre que l'itinéraire de vie d'un être humain dans la modernité est fait d'enfermements successifs : de la maternelle à l'université, il est enfermé, les jeunes appellent ça le "bahut" ; les femmes et les hommes en activité disent travailler dans des "boîtes", petites ou grandes ; les jeunes s'amusent en "boîte" et y vont dans leurs "caisses". Ensuite vous avez la boîte où l'on stocke les vieux avant la dernière boîte que je vous laisse deviner. Cela peut paraître caricatural mais révélateur d'un fait objectif. Comment ne pas voir, avec ce programme d'existence, une forme d'aliénation de la personne ? "

* le "miracle" industriel

"Un jour dit la légende*, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires lui dit : "Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?" "Je le sais , répond le colibri, mais je fais ma part."

* la légende amérindienne du colibri, appelé parfois l’ « oiseau mouche », ami des fleurs…

Voir les sites de Pierre Rabhi ici et ici

mardi 13 mars 2007

Des gaz à effet de serre dans mon assiette ?


Voici un article du magazine consom'action du réseau biocoop (n°33 hiver2006-2007) qui mérite d'être diffusé :


"La production de 1 kg de viande (depuis la fabrication des engrais azotés qui ont servis à faire pousser les aliments de l'animal jusqu'aux rejets de méthane de certains d'entre eux) peut être comparée à la quantité de gaz à effet de serre (GES) émis lors d'un trajet automobile. Ainsi, au niveau des rejets de GES, 1 kg de porc équivaut à un trajet de 30km, 1kg de boeuf 70 km, 1kg d'agneau, 180 km et 1 kg de veau, 220 km. De même qu'un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison... La campagne d'information de Réseau action climat France à laquelle s'associe Biocoop montre qu'en changeant légèrement nos habitudes alimentaires, nous pouvons réduire notre contribution à l'effet de serre."

Ceci me fait penser à cela :
Lorsqu'on fréquente les magasins biologiques, il n'y a pas trop de problème pour se remémorer ce qu'est un fruit ou un légume de saison et produit localement. Mais dès qu'on les achète sur un marché, ça devient déjà plus difficile de ne pas se tromper. En grande surface, c'est carrément une mission impossible ! Comment le "consommateur lambda" peut-il s'y retrouver ?
Une campagne d'information grand public sur les fruits et légumes que l'on peut acheter mois par mois (et produits en France) serait la bienvenue, vu que beaucoup ont perdu tous leurs repères.
A la place on nous inonde de messages creux du type "manger 5 fruits et légumes par jours". Les industriels sont ainsi protégés car ils ne leur reste plus qu'à essayer de nous faire croire que leurs produits (compote en conserve, yaourt aromatisé, barre de chocolat avec des miettes de fruits séchés...) sont équivalents à des fruits frais. Ils suffit de voir les pubs mensongères qui fleurissent aujourd'hui. Mais il ne faudrait pas oublier non plus qu'il y a fruits et fruits, légumes et légumes même en France. Là réside la différence entre cultiver et produire.

Quand à la surconsommation de viande qui n'est qu'une habitude qui s'est installée en quelques décennies en rien justifiable par rapport à tous les désagréments qu'elle occasionne, il ne devrait pas être si difficile de la changer à l'avenir. C'est juste une question de choix.

Alors reprenons nos assiettes en main, préparons nous-mêmes nos repas (dans la mesure du possible), partageons la terre en cessant de privilégier l'agriculture productiviste gaspilleuse, polluante et insipide à la fois et mettons de la vie dans nos assiettes.
Il en va de la qualité de notre avenir et de celui de nos enfants.


mardi 6 mars 2007

90 jours pour libérer Aung San Suu Kyi


J'ai envie de parler aujourd'hui de cette grande dame.

Depuis son arrestation en juillet 1989, Aung San Suu Kyi est assignée à résidence parce qu'elle se bat pour la liberté du peuple Birman qui subit deux dictatures successives depuis 1962.

Le gouvernement militaire lui a proposé la liberté à condition qu’elle quitte le pays, ce qu’elle a toujours refusé.

En 1990 la LND (Ligue Nationale pour la Démocratie ) dont elle est la présidente depuis 1988, gagne des élections organisées en Birmanie sous la pression populaire. Son score est de 80%. Mais la junte militaire annule le résultat.

En 1991, elle reçoit le prix nobel de la paix.

Libérée par courtes périodes depuis 17 ans, elle a eu l'occasion de partir à chaque fois pour rejoindre sa famille en angleterre, le pouvoir en place voulant se débarasser d'elle.

Elle est restée dans son pays avec beaucoup de courage pour que sa détention attire l'attention du monde sur la dictature birmane.

Aujourd'hui son téléphone est coupé et son courrier filtré, elle ne voit que la personne qui lui apporte à manger et un médecin, ses enfants vivent en Angleterre et son mari est mort loin d'elle.

En mai 2006, la junte militaire a refusé de la libérer promettant de le faire « dans un an ».

Le site internet www.asskforfreedom.org sert de plate-forme à l'opération 90 jours pour libérer Aung San Suu Kyi .

Un compte à rebours a commencé le 26 février et se terminera à la date promise de libération, le 27 mai 2007.

Une pétition ainsi que diverses autres actions symboliques sont ou seront sur leur site.

En tant que citoyens et citoyennes du monde, faisons en sorte qu'
Aung San Suu Kyi ne soit pas oubliée.

vendredi 16 février 2007

Agir local, penser global

Voici 3 excellentes videos du site http://www.zapiks.fr qui traitent avec humour des thèmes de l'énergie, de l'eau et des déchets.

Une occasion de plus de prendre conscience pour les uns ou de ne pas oublier pour les autres, que c'est aussi pour une grande part avec nos gestes de la vie quotidienne que nous influons sur l'avenir de la planète.







mercredi 31 janvier 2007

5 mn de répit pour la planète

1er février 2007,
Par Cyrielle Den Hartigh

Participez à la plus grande mobilisation citoyenne contre le changement climatique !

L’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations environnementales) lance 5 minutes de répit pour la planète, un appel simple à l’attention de tous les citoyens : le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00, éteignez veilles et lumières.

Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Et profitez-en pour ne pas tout rallumer dès 20 h. Pourquoi ne pas enchaîner par un dîner aux chandelles par exemple ?

Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95.
http://www.amisdelaterre.org/article.php3?id_article=3035

http://www.amisdelaterre.org/IMG/mpg/BD_dessine.mpg