dimanche 22 juin 2008
Etre jeune
elle est un état d'esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l'imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l'aventure sur l'amour du confort.
On ne devient pas vieux pour avoir
vécu un certain nombre d'années ;
on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l'âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
et devenir poussière avant la mort.
Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande,
comme l'enfant insatiable. Et après ?
Il défie les évènements et trouve la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même
aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.
Vous resterez jeune tant que vous serez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.
Si un jour votre coeur allait être mordu
par le pessimisme et rongé par le cynisme,
puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
Samuel Ullman
Credo de la paix
Je suis coupable de guerre
quand j'exerce orgueilleusement mon intelligence
au détriment de mes frères humains.
Je suis coupable de guerre
quand je déforme les opinions des autres
lorsqu'elles diffèrent des miennes.
Je suis coupable de guerre
quand je ne tiens pas compte
des droits et des possessions des autres.
Je suis coupable de guerre
quand je convoite
ce qu'un autre a honnêtement acquis.
Je suis coupable de guerre
quand je cherche à maintenir la supériorité de ma position
en privant les autres de leurs opportunités d'avancement.
Je suis coupable de guerre
si je m'imagine que ma familleet moi-même devons être privilégiés.
Je suis coupable de guerre
si je crois qu'un héritage me donne le droit
de monopoliser les ressources de la nature.
Je suis coupable de guerre
quand je crois que les autres
doivent penser et vivre comme je le fais.
Je suis coupable de guerre
quand je fais dépendre le succès dans la vie,
de la force, de la réputation et de la richesse.
Je suis coupable de guerre
quand je pense que la conscience des gens
devrait être soumise par la force plutôt que suivre la raison.
Je suis coupable de guerre
quand je crois que le Dieu que je conçois
est celui que les autres doivent admettre.
Je suis coupable de guerre
quand je pense que le pays qui a vu naître quelqu'un
doit nécessairement être le lieu où il doit passer sa vie.
Ralph Maxwell Lewis
lundi 16 juin 2008
La fin du monde tel que nous le connaissons
La plus grande épreuve qu’ait jamais affrontée l’humanité
(sur http://contreinfo.info/)
Conférence d’Yves Cochet pour le Collectif Parisien pour la Décroissance, Paris, le 22 mai 2008
Extrait :
"Il y a une opposition majeure entre deux modèles, deux visions d’avenir. Les cornucopiens [1] , les espèces d’optimistes béats, qui sont des théologiens de la croissance, qui pensent que la croissance c’est pour toujours, et ceux qui pensent qu’il faut regarder les faits les plus durs, et que ça va décroître.
L’industrie des transports, aujourd’hui c’est plus vite, plus loin, plus souvent, moins cher. On a un droit à la mobilité. C’est un privilège d’ultra riches qui ne se rendent pas compte que plus de la moitié de l’humanité n’a aucun droit à la mobilité. C’est ce que les européens ont mis en œuvre depuis soixante ans.
La décennie 2010-2020, c’est la décennie de tous les dangers. Il va falloir s’habituer à aller moins vite, moins loin, moins souvent. L’énergie sera beaucoup plus chère, qu’on le veuille ou non. [...]
C’est une rupture de civilisation. Il faut apprendre à penser l’impensable. A changer totalement notre mode de vie. Il faut l’anticiper si l’on veut sauvegarder la démocratie, sinon elle en mourra. C’est maintenant qu’il faut faire preuve de la plus grande créativité politique. Il faut avoir une imagination débordante pour changer le monde."
[1] Néologisme bâti sur « cornucopia », corne d’abondance.
La fin du monde tel que nous le connaissons.
(sur http://www.yvescochet.net)
Chronique parue sur le site Actu-Environnement (29 mai 2008)
Extrait :
"Cette situation n’est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c’est la fin de l’énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c’est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l’Union européenne, la fin de l’aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution…
Les transitions énergétiques des siècles passés - du bois au charbon, du charbon au pétrole - étaient graduelles et adaptatives, le pic de Hubbert sera brusque et révolutionnaire. La fin du pétrole bon marché est la plus grande épreuve qu’ait jamais affrontée l’humanité (c’est LE problème). Afin d’en repousser un peu la date et d’en réduire un peu les effets désastreux, la seule conduite possible est l’apprentissage de la sobriété (c’est LA solution).
C’est-à-dire, politiquement, une perspective d’autosuffisance décentralisée, par la décroissance de la consommation et des échanges de matières et d’énergie, une mobilisation générale de la société autour d’une sorte d’économie de rationnement solidaire et démocratique."
jeudi 5 juin 2008
Oser être à contre-courant ...
Un texte que je viens de trouver ici
Il mérite d'être lu
vendredi 14 mars 2008
La caverne de Svalbard
Comme quoi (si je ne le savais déjà) il ne faut pas croire bêtement ce que raconte le journal télévisé de 20h00
Le monde selon Monsanto
Cela fait plus de 5 ans que je suis avec dégoût les agissements de la firme de biotechnologie américaine Monsanto.
Le documentaire de la journaliste Marie-Monique Robin "le monde selon Monsanto" diffusé le 11 mars dernier sur Arte en rajoute une couche.
Je connaissais certains scandales auxquels cette firme est reliée, mais pas tous.
Je ne savais pas que le développement des OGM aux Etats-Unis était UNIQUEMENT dû à une décision politique ! Et dire qu'en France on s'appuie sur de soit disant études scientifiques indépendantes qui n'ont jamais existé pour promouvoir les OGM !!!!
Par le rachat d'une cinquantaine d'entreprises, Monsanto est en train de devenir le premier semencier de la planète rendant un monde sans OGM bientôt impossible et donc lui appartenant puisque les semences Monsanto sont brevetées et ne peuvent être replantées. Les contaminations augmentent aussi à travers le monde.
Mais maintenant beaucoup plus de gens savent. Je trouve donc ce documentaire plein d'espoir, car comment imaginer que les pro-OGM puissent encore y croire après avoir vu cette enquête très bien faîte qui a duré 4 ans, comment imaginer qu'ils puissent encore tenir ce discours et taxer tous les autres d'anti-science !
Mais, et il y a un grand mais : il y a bientôt un débat à l'Assemblée Nationale sur les OGM, les politiques français auront-ils le courage de ne pas plier devant l'argent et le pouvoir ?
Et dire que je croyais que le grenier du monde était une bonne initiative pour préserver la biodiversité !
Vu sur le chat d'arte.tv :
Auraine : Bonjour Madame Robin, quel crédit pour l’être humain peut-on accorder à la banque nationale de conservation des semences du Canada ou à la congélation de semences au Svalbard , en tant que « réserve mondiale de semences » ?
Marie-Monique Robin : Pour les semences au Svalbard, je trouve incroyable que cette banque de semences soit co-financée par Monsanto dont les OGM menacent la biodiversité du monde, ce qu'ils reconnaissent finalement en créant cette "réserve mondiale de semences"
Voir ici le documentaire "le monde selon Monsanto" (1h48) que l'on peut encore voir quelque jour sur le site d'Arte
Voici le résumé du documentaire par Novethic
Ce site a pour but de créer une synergie entre tous les mouvements de résistance à travers le monde
jeudi 14 février 2008
Vers une alimentation vivante
Ça y est je suis partie vers une nouvelle aventure : j'expérimente une alimentation de plus en plus vivante.
Tous les mois je prends un peu plus conscience des incohérences du mode d'alimentation des sociétés industrielles, tous les mois j'apprends qu'il ne suffit pas de remplacer d'anciens aliments par de nouveaux, qu'il y a des associations à ne pas faire, qu'il y a des modes de préparations qu'il vaudrait mieux exclure, je creuse et vais creuser encore plus la question et j'essaie.... assez souvent j'adopte.
J'ai commencé par devenir végétarienne. Je n'ai plus mangé un seul morceau de viande ou de poisson depuis le 14 août 2007, ça fait 6 mois aujourd'hui. J'ai arrêté d'un seul coup, juste le temps de prendre ma décision, et je me porte comme un charme.
En fait, j'avais déjà fait plusieurs tentatives que je n'avais pas tenues pour deux raisons : le poids de la société qui n'y incite pas, et mon goût pour la viande. J'ai décidé de passer outre la première et d'apprendre à découvrir beaucoup d'autres saveurs que je ne connaissais pas forcément.
Quasiment en même temps je me suis mise à manger des graines germées. Une fois cette nouvelle organisation lancée, cela s'avère plus simple et tellement bénéfique.
Et puis j'introduis de plus en plus d'épices pour entretenir le « feu digestif » dont on a absolument besoin pour une bonne digestion.
J'avais totalement enlevé le lait de vache de mon alimentation depuis plusieurs années, le végétarisme a fait que je me suis remise à manger des fromages au lait de vache. J'ai tout de suite constaté que ce choix n'était pas bon pour moi. Le pire de tous : le camembert.
Etc, etc
La prochaine étape : conserver les légumes de mon futur potager par la lacto-fermentation. J'en reparlerai plus tard.
Mon prochain article dans le domaine sera sur les graines germées
Je parlerai aussi des modes de cuisson, de l'alimentation crue, des travaux du Dr Virchow sur les régimes adaptés aux êtres vivants, des fours solaires, des besoins nutritifs, des produits raffinés etc, etc
C'est passionnant
lundi 11 juin 2007
La vielle dame au restaurant
Le récit d'un partage :
Une vieille dame s'arrête un soir sur un restaurant d'autoroute.
Elle va au self et prend une soupe chaude, puis va s'asseoir toute seule à une table.
Elle se rend compte qu'elle a oublié de prendre du sel.
Elle se lève, erre un peu dans le restaurant avant d'en trouver, et retourne à sa table.
Mais en revenant, elle y trouve assis un homme, un noir,
qui plonge sa cuillère dans le bol de soupe et la mange lentement.
"Oh ! Il a du culot ce noir ! pense la brave dame.
Je lui apprendrais bien les bonnes manières "
Mais elle s'assied sur le côté de la table,
et charitablement le laisse manger un peu de sa soupe.
Tirant un peu le bol à elle, elle plonge sa cuillère elle aussi,
cherchant à partager au moins cette soupe avec lui.
Le noir retire doucement le bol vers lui, et continue de manger.
La dame se remet à le tirer légèrement vers elle, pour pouvoir y avoir accès.
Et ils finissent la soupe ainsi.
Alors le noir se lève, lui fait signe de patienter,
et revient avec une portion de frites énorme, qu'il partage avec elle, comme la soupe.
Enfin ils se saluent, et la dame part aux toilettes.
Mais quand elle revient, elle veut prendre son sac pour partir,
et découvre qu'il n'est plus au pied de la chaise.
"Ah ! J'aurais bien dû me méfier de ce noir !".
Elle hurle dans tout le restaurant, criant au voleur,
jusqu'à ce que finalement on retrouve son sac,
posé au pied d'une table où repose un bol de soupe refroidie...
son bol auquel personne n'a touché.
C'était elle qui s'était trompée de table et avait partagé le repas de l'homme.
Source : Anonyme
La plus grande difficulté dans ce monde
« La plus grande difficulté dans ce monde ce n'est pas notre capacité à produire mais notre réticence à partager. » Roy Lemon Smith
« Plus on partage, plus on possède. Voilà le miracle. » Léonard Nimoy
« On peut allumer des dizaines de bougies à partir d'une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant. » Bouddha
« Le partage amplifié jusqu’aux étoiles est le sens même de la relation. » Jacques Salomé
« Nous avons besoin les uns des autres. L'être humain n'est pas fait pour s'isoler, mais pour partager. » Alice Parizeau, Extrait de La charge des sangliers
« Le monde du partage devra remplacer le partage du monde. » Claude Lelouch, Extrait de Itinéraire d'un enfant gâté
dimanche 10 juin 2007
We feed the world - Le marché de la faim (2/2)
Karl Otrok, un des responsables de Pioneer, le leader mondial des ventes de semences. En parlant à un agriculteur roumain « On avait déjà foutu en l'air l'Europe de l'Ouest et maintenant on va détruire toute votre agriculture. » Karl Otrok
Dans le documentaire on constate que dans la campagne roumaine on trouve encore des paysans qui se déplacent en carrioles à cheval, qui utilisent des chevaux de trait et des faux et qui récoltent des aubergines à la main.Cette agriculture ne fait plus le poids, combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pioneer dont « we feed the world » est justement le slogan, dissémine partout dans le monde des semences hybrides non réutilisables et des OGM
Et Karl Otrok dans tout ça ? Il avoue préférer les aubergines des paysans à celles issues de ses semences, il admire leur manière de travailler. Il dit qu'il fait ce que Pionner lui dit de faire mais il espère que ces agriculteurs pourront résister, leurs légumes ont du goût. « C'est ce qu'il pense. »
Encore un qui n'a pas le courage de ses idées. Pile ou face ? Il faut choisir monsieur Otrok. Ne vous rendez-vous pas compte que vous contribuez vous-même à la destruction de ce que vous aimez ? J'en doute. Allons un peu de courage, quittez pioneer.
Le message que dit vouloir faire passer Erwin Wagenhofer dans son documentaire est :
« Mon message –et c’est ce qui m’a motivé pour faire ce film, même s’il parle de nourriture, tout mon travail va majoritairement dans ce sens- est que nous devons changer notre manière de vivre. Nous ne pouvons pas continuer à vivre ainsi. Nous devons vivre autrement, manger autrement, acheter autrement, voir d’autres films. Ou nous devrions au minimum être insatisfait de ce que nous avons. Voilà le message. Et si NOUS ne le faisons pas, alors qui? C’est pour cette raison que le film s’intitule «NOUS nourrissons le monde», et pas «ILS nourrissent le monde». Ils, les Brabeck, les Pioneers ou quels que soient leurs noms, appartiennent tous à notre société et nous devons accepter cette responsabilité, c’est ce que veut dire ce «NOUS». C’est peut-être trop négatif, mais il y a aussi un message positif: nous pouvons changer cela. Si ce n’est pas nous, alors qui? Nous, comme le dit Jean Ziegler, la société civile. Nous sommes tous des consommateurs, nous allons dans les supermarchés, nous devons manger, chacun de nous, nous devons acheter mais nous pouvons aller ici ou là et décider: voilà notre pouvoir! Nous ne voulons pas de tomates à Noël, nous ne voulons pas de fraises à Noël, nous ne voulons pas de légumes trimballés pendant 3 000 km pour échouer dans nos assiettes. Nous ne voulons pas que nos animaux dévorent la forêt amazonienne au Brésil et en Amérique du sud. Nous, qui d’autre? » La suite de l'interwiew ici :
Pour aller plus loin :
Sur le site du documentaire
On peut lire :
un extrait du livre de JEAN ZIEGLER : l'empire de la honte (Fayard, 2005)
On peut voir :
des extraits de l'émission des mots de minuit sur France 2 où il est invité
Sur le site d'archives (non officiel) de l'émission Là-bas si j'y suis (France Inter) :
On peut écouter :
l'entretien avec Jean Ziegler autour du film "We feed the world" (émission du 18 avril 2007)
We feed the world - Le marché de la faim (1/2)
Un documentaire à ne pas manquer : « Chaque jour à Vienne, la quantité de pain inutilisée, et vouée à la destruction, pourrait nourrir la seconde plus grande ville d'Autriche, Graz… Environ 350.000 hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d'un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique. Chaque Européen consomme annuellement 10 kilogrammes de légumes verts, irrigués artificiellement dans le Sud de l'Espagne, et dont la culture provoque localement des pénuries d'eau. »
Dans son livre « l'empire de la honte » (Fayard, 2005) Jean Ziegler (Rapporteur spécial de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU pour le droit à l’alimentation ) parle d'une cosmocratie incarnée par 500 sociétés qui contôlent 52 % de la richesse du monde (chiffres de 2005) et de Nestlé en particulier, société qui est le prototype même de la société qui ne pense qu'à l'argent sans jamais penser à la redistribution.
Nous sommes ici en plein dans le sujet de ce documentaire dénonciateur : comment la dette et la faim servent aux cosmocrates à tenir (gouverner) le monde.
Les 3 interwiewés principaux du documentaire :
Jean Ziegler
« 842 millions de gens souffraient l'année dernière de malnutrition chronique aggravée. Chaque jour, cent mille personnes meurent de faim. Alors que l'agriculture mondiale peut à l'heure actuelle nourrir sans problème 12 milliards d’individus. Autrement dit, chaque enfant qui aujourd'hui meurt de faim est, en fait, assassiné. » Jean Ziegler
« La maximisation des profits est la stratégie meurtrière des hiérachies des multinationales. « Jean Ziegler
Peter Brabeck, PDG de Nestlé la plus importante multinationale agro-alimentaire mondiale.
« Dans les années qui viennent 40 % de la population mondiale sera confrontée à une grave pénurie d'eau due à la fonte des glaciers. » Al Gore dans une vérité qui dérange
Voici ce que répond Peter Brabeck dans le documentaire :
Il ose qualifier «d’extrême» la position défendue par les ONG et de nombreux gouvernements qui revendiquent l’accès à l’eau potable comme un droit inaliénable exempt de toute logique commerciale. « Ll'eau est une denrée alimentaire et comme toute denrée elle a une valeur marchande ».
Voilà sa solution pour résoudre les problèmes d'approvisionnement en eau ! Normal, Nestlé est le premier producteur d'eau ! Vous nous ferez payer de l'air pollué en bouteille après, monsieur Brabeck ?
La planète va mal ? Au contraire, dit-il. « On n'a jamais eu une vie aussi facile, autant d'argent, une meilleur santé. »
Nous ne voulons pas de cette vie artificielle que vous essayez de nous vendre! Moi autour de moi je ne vois que complications orchestrées et lénifiantes, consommations inutiles et somatisation.
Je ne me rappelle plus de tout ce qu'il a dit d'autre mais je me souviens très bien que c'était consternant. C'est lui qui clôt le documentaire. Ça laisse une impression de malaise, une envie folle que les gens comprennent ce qu'il dit vraiment derrière son discours bien ficelé. Ah si ! Il « déplore que malgré toutes nos richesses nous éprouvions encore… du vague à l’âme. »
extrait de l'entretien avec le réalisateur Erwin Wagenhofer sur le site du documentaire (rubrique entretien) « Peter Brabeck m'a d'abord dit « non » car il pensait que Nestlé n'était pas concerné par le sujet du film. [...] L'entretien a été programmé en novembre 2004 et a duré une heure et demie. Il est évident que monsieur Brabeck a suivi d'innombrables séminaires et est nourri d'une rhétorique qui lui permet de formater d'une manière impeccable le message qu'il veut délivrer. J'ai fait le pari qu'à un moment ou à un autre, s'il parlait suffisamment longtemps, il se retrouverait en situation de dire des choses inhabituelles. Et mon pari a réussi. Je suis certain que Peter Brabeck s'il voit un jour le film, n'aura rien à nous reprocher concernant la manière dont nous avons montré et monté ses propos. Il voit le marché ainsi et il représente cette manière de voir le monde. Il est l'un des aspects du problème. »
samedi 19 mai 2007
Une petite âme est repartie...
J'ai appris aujourd'hui qu'une petite âme est repartie avant de naître.
On dira peut-être à ses parents que ce n'est pas si grave, que ça arrive à d'autres, qu'ils auront un autre enfant... Mais celui-là était unique pour eux, il était attendu pour lui-même, il avait sa place. Je partage leur tristesse, elle est légitime.
Alors
« Même pour le simple envol d'un papillon tout le ciel est nécessaire. » [Paul Claudel]
vendredi 18 mai 2007
Nous n'avons décidément pas la même conception de la vie
Nicolas sarkozy « C'est la vie, la concurrence. Je vais même vous dire mieux, moi, j'ai la concurrence dans les veines. »
Nicolas Sarkozy, extrait d'une interview dans le JT de 20h de TF1 le 4 Septembre 2005
Peut-on espérer qu'il comprenne que la concurrence et la compétition sont des énergies du passé alors que ce sont la coopération et l'entraide qui sont la vie ? La compétition entraîne peur et agressivité alors que la coopération encourage la confiance et la paix.
« Vivant dans une société stupide et corrompue comme la nôtre, dont l'éducation compétitive engendre la peur, nous sommes tous surchargés du fardeau de la peur. Il pèse horriblement sur nous, de toutes les façons. Il ternit, déforme et corrompt nos existences. » Krishnamurti, extrait de “se libérer du connu”
Ne sont visiblement pas assez nombreux ceux qui veulent sortir de cette conception de la société. Tous les autres se sont-ils au moins posé la question de son bien-fondé, voient-ils les effets dévastateurs qu'elle a sur eux ?
« Il y a certains chefs qu'on suit d'autant plus aveuglément qu'il faut être aveugle pour les suivre. » Gérard de Rohan Chabot
ALORS MAINTENANT
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous mourrons ensemble comme des idiots. » Martin Luther King
mercredi 9 mai 2007
Une question de perspective

© Sely : Table d'orientation en haut du Puy de Dôme le 16 mars 2007 par temps de brouillard
« Vu de trop près, le monde perd ses reliefs et la vie ses perspectives.» Antonine Maillet, Romancière canadienne
« Ne regardons pas les choses qui se voient, mais celles qui ne se voient pas. Les choses visibles, en effet, n'ont qu'un temps, les invisibles sont éternelles. » Saint Paul
« Les choses les plus obscures ou qui vous semblent-elles, sont souvent les plus limpides, c'est une question d'éclairage. » Jean Tétreau, Ecrivain québécois
« Les seules limites sont, comme toujours, celles de la vision. » James Broughton
lundi 7 mai 2007
Naissance : les femmes et les bébés d'abord !
A l'occasion de la Semaine Mondiale pour l’Accouchement Respecté (SMAR) du 7 au 13 mai 2007, j'éprouve le besoin de rappeler ceci :Un accouchement respecté est avant tout et surtout une naissance respectée. Ne vaut-il pas mieux apprendre à un être humain dès ses premières minutes de vie la douceur, l'accueil et l'amour plutôt que l'agressivité, le rejet de ses besoins et la peur ?
Pourquoi une médicalisation à outrance d'un processus naturel qui ne doit surtout pas être perturbé pour s'accomplir sans danger ? C'est un non-sens.
Chaque femme sur terre a le droit (le devoir pourrait-on même aller jusqu'à dire aujourd'hui) de choisir les conditions de son accouchement et de reprendre le pouvoir sur elle-même et pour elle-même et d'imposer ses choix de vie face à la médecine qui se dit toute-puissante. Elle ne l'est pas, ne l'a jamais été et ne le sera jamais.
Tout médecin ou spécialiste qui soit, ne peut rien sans les forces de vie du patient. Et pour un accouchement c'est d'autant plus vrai. Trop souvent l'obstétricien et même les sage-femmes interviennent trop vite, dirigent et n'écoutent pas, ont des pratiques intrusives et iatrogènes, etc, etc et donc perturbent le processus au point que la femme, perdue, ait besoin d'eux. Mais ont-ils eu l'intention première de lui laisser la chance qu'ils n'interviennent qu'en cas de besoin dans une médecine payée aux actes ?
Ne parlons même pas des femmes qui font le choix réfléchi d'un accouchement à domicile et qui sont purement et simplement méprisées par le système établi au point de chercher des solutions par elle-même si elles tiennent (le plus souvent c'est aussi un projet de couple et familial) à faire respecter leur choix.
Aujourd'hui il est urgent de retrouver :
« une diversité des pratiques (maternité, maisons de naissance, accouchement à domicile) pour répondre aux vrais demandes des femmes
des pratiques davantage respectueuses des parents, des nouveau-nés et plus généralement de la famille
un accès à une information transparente sur les établissements, pratiques et réseaux de soins. »
Retrouvez tous ces points détaillés dans les recommandations de bonnes pratiques en obstétrique et en pédiatrie du CIANE ( le Collectif Interassociatif Autour de la NaissancE) qui a émergé à l'occasion des États généraux de la naissance en juin 2003 et a organisé ceux de 2006.
Je cite ici un passage du site de la Semaine Mondiale pour l’Accouchement Respecté (SMAR) dont le thème 2007 est justement la naissance respectée :
« Alors que les pays du nord de l’Europe, qui affichent les meilleures statistiques périnatales, sont aussi ceux où existent de véritables maisons de naissance (plus d’une centaine en Allemagne) et où les sages-femmes peuvent accompagner sans difficulté les accouchements à domicile, la France entretient une attitude frileuse — le plus souvent hostile — face aux demandes d’une fraction croissante de la population. La Semaine mondiale sera l’occasion de réaffirmer publiquement que la reproduction humaine est en premier lieu un phénomène social. Le point de vue médical ne devrait pas s’imposer comme seul point de référence dans la mesure où plus de 80% des accouchements ne nécessitent aucune intervention. (Les effets iatrogènes des interventions inutiles — cf. les recommandations de l’OMS — devraient être prises en compte dans l’évaluation des risques.) La SMAR 2007 sera donc l’occasion d’un débat public sur les projets de maisons de naissance et la pratique de l’accouchement à domicile, qui ont déjà fait l’objet de nombreuses études prouvant leur bien-fondé et leur sécurité [...] »
Le visuel de cet article est un message trouvé dans une papillotte en chocolat à Noël
mardi 27 mars 2007
La présence d'une fée

© Sely
Sur la vitre de sa chambre d'hôpital il y avait une tâche.
ça ne pouvait pas être un hasard, alors j'ai attendu la fin de l'opération avec confiance.
« Les photographies sont des fenêtres sur le temps par lesquelles un regard attentif aperçoit ces univers qui, quelque part, dans un lointain ailleurs vivent leur vie... » Jean-Yves Guillermic, photographe
dimanche 25 mars 2007
Ce qui restera sera ta vérité
A des degrés divers
Nous sommes tous des aveugles,
Guidés par des aveugles,
Qui guidons des aveugles.
Et pourquoi un aveugle
Ne pourrait-il en guider un autre ?
Jusqu’au jour ou, comme les véritables aveugles,
Nous réalisons avec émerveillement
Que l'on peut se diriger seul, guidé par sa lumière intérieure,
Et que maîtres et enseignements sont de simples point de repères
Comme les bruits du monde extérieur.
Ne crois pas ce que je te dis.
Ne rejette pas ce que je te dis.
Ce qui restera sera ta vérité.
Bouddha
mercredi 14 mars 2007
La part du colibri

Voici deux extraits de la part du colibri, petit livre de Pierre Rabhi (poche de 54 pages), qui me parlent vraiment :
"Par ailleurs, l'idéologie* prétendait qu'avec la science et la technique, les êtres humains allaient être libérés. Or l'observation des faits nous montre que l'itinéraire de vie d'un être humain dans la modernité est fait d'enfermements successifs : de la maternelle à l'université, il est enfermé, les jeunes appellent ça le "bahut" ; les femmes et les hommes en activité disent travailler dans des "boîtes", petites ou grandes ; les jeunes s'amusent en "boîte" et y vont dans leurs "caisses". Ensuite vous avez la boîte où l'on stocke les vieux avant la dernière boîte que je vous laisse deviner. Cela peut paraître caricatural mais révélateur d'un fait objectif. Comment ne pas voir, avec ce programme d'existence, une forme d'aliénation de la personne ? "
* le "miracle" industriel
"Un jour dit la légende*, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires lui dit : "Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?" "Je le sais , répond le colibri, mais je fais ma part."
* la légende amérindienne du colibri, appelé parfois l’ « oiseau mouche », ami des fleurs…
Voir les sites de Pierre Rabhi ici et ici
mardi 13 mars 2007
Des gaz à effet de serre dans mon assiette ?

Voici un article du magazine consom'action du réseau biocoop (n°33 hiver2006-2007) qui mérite d'être diffusé :
"La production de 1 kg de viande (depuis la fabrication des engrais azotés qui ont servis à faire pousser les aliments de l'animal jusqu'aux rejets de méthane de certains d'entre eux) peut être comparée à la quantité de gaz à effet de serre (GES) émis lors d'un trajet automobile. Ainsi, au niveau des rejets de GES, 1 kg de porc équivaut à un trajet de 30km, 1kg de boeuf 70 km, 1kg d'agneau, 180 km et 1 kg de veau, 220 km. De même qu'un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison... La campagne d'information de Réseau action climat France à laquelle s'associe Biocoop montre qu'en changeant légèrement nos habitudes alimentaires, nous pouvons réduire notre contribution à l'effet de serre."
Ceci me fait penser à cela :
Lorsqu'on fréquente les magasins biologiques, il n'y a pas trop de problème pour se remémorer ce qu'est un fruit ou un légume de saison et produit localement. Mais dès qu'on les achète sur un marché, ça devient déjà plus difficile de ne pas se tromper. En grande surface, c'est carrément une mission impossible ! Comment le "consommateur lambda" peut-il s'y retrouver ?
Une campagne d'information grand public sur les fruits et légumes que l'on peut acheter mois par mois (et produits en France) serait la bienvenue, vu que beaucoup ont perdu tous leurs repères.
A la place on nous inonde de messages creux du type "manger 5 fruits et légumes par jours". Les industriels sont ainsi protégés car ils ne leur reste plus qu'à essayer de nous faire croire que leurs produits (compote en conserve, yaourt aromatisé, barre de chocolat avec des miettes de fruits séchés...) sont équivalents à des fruits frais. Ils suffit de voir les pubs mensongères qui fleurissent aujourd'hui. Mais il ne faudrait pas oublier non plus qu'il y a fruits et fruits, légumes et légumes même en France. Là réside la différence entre cultiver et produire.
Quand à la surconsommation de viande qui n'est qu'une habitude qui s'est installée en quelques décennies en rien justifiable par rapport à tous les désagréments qu'elle occasionne, il ne devrait pas être si difficile de la changer à l'avenir. C'est juste une question de choix.
Alors reprenons nos assiettes en main, préparons nous-mêmes nos repas (dans la mesure du possible), partageons la terre en cessant de privilégier l'agriculture productiviste gaspilleuse, polluante et insipide à la fois et mettons de la vie dans nos assiettes.
Il en va de la qualité de notre avenir et de celui de nos enfants.
mardi 6 mars 2007
90 jours pour libérer Aung San Suu Kyi

J'ai envie de parler aujourd'hui de cette grande dame.
Depuis son arrestation en juillet 1989, Aung San Suu Kyi est assignée à résidence parce qu'elle se bat pour la liberté du peuple Birman qui subit deux dictatures successives depuis 1962.
Le gouvernement militaire lui a proposé la liberté à condition qu’elle quitte le pays, ce qu’elle a toujours refusé.
En 1990 la LND (Ligue Nationale pour la Démocratie ) dont elle est la présidente depuis 1988, gagne des élections organisées en Birmanie sous la pression populaire. Son score est de 80%. Mais la junte militaire annule le résultat.
En 1991, elle reçoit le prix nobel de la paix.
Libérée par courtes périodes depuis 17 ans, elle a eu l'occasion de partir à chaque fois pour rejoindre sa famille en angleterre, le pouvoir en place voulant se débarasser d'elle.
Elle est restée dans son pays avec beaucoup de courage pour que sa détention attire l'attention du monde sur la dictature birmane.
Aujourd'hui son téléphone est coupé et son courrier filtré, elle ne voit que la personne qui lui apporte à manger et un médecin, ses enfants vivent en Angleterre et son mari est mort loin d'elle.
En mai 2006, la junte militaire a refusé de la libérer promettant de le faire « dans un an ».
Le site internet www.asskforfreedom.org sert de plate-forme à l'opération 90 jours pour libérer Aung San Suu Kyi .
Un compte à rebours a commencé le 26 février et se terminera à la date promise de libération, le 27 mai 2007.
Une pétition ainsi que diverses autres actions symboliques sont ou seront sur leur site.
En tant que citoyens et citoyennes du monde, faisons en sorte qu' Aung San Suu Kyi ne soit pas oubliée.

